Festival 2025

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Cette année, c’est une équipe en mouvement qui vous accueille pour la 23ème édition ! En effet, après 20 ans à soutenir le projet de l’association, Marie Clemm nous quitte pour de nouveaux horizons. Une réorganisation qui a pu sembler parfois vertigineuse, mais qui nous offre l’opportunité d’accueillir de nouvelles dynamiques, de nouveaux regards, d’autres perspectives. C’est donc avec joie que nous vous présenterons cette année Coline Lorillot, qui rejoint l’équipe en tant que chargée de production !
Cette année à venir sera donc l’occasion de questionner à nouveau, et ensemble, la vision générale de notre beau projet, ses perspectives d’évolutions et d’inscription dans le territoire.
Nous sommes ravi.es de vous retrouver, cette année encore, autour d’une programmation exceptionnelle, afin de vivre ensemble ce festival dans la convivialité que nous lui connaissons, autour d’instants précieux et d’échanges de qualité.

Violette Danneyrolles, présidente du festival.

Notre programmation confirme ce que nous avons remarqué ces dernières années : les cinéastes africains font preuve d’une créativité croissante que ne peuvent plus ignorer les grands festivals. Leur présence remarquée cette année à Cannes, à Venise, à Locarno et à Berlin l’atteste ; une créativité, dépourvue des pesanteurs idéologiques d’antan, doublée d’une conscience aiguë des grandes questions de notre temps comme la migration, l’environnement, la marginalisation sociale, la condition des femmes, la mémoire coloniale et post coloniale. Cette conscience est doublée d’une affirmation décomplexée et clairement assumée de la singularité de l’artiste qui se déploie dans une liberté formelle de plus en plus audacieuse.
Ainsi les films sélectionnés, venus de toutes les régions du continent et de la diaspora, sont étonnamment libres et saisissants, à la fois ancrés et universels, brouillant les frontières entre le documentaire et la fiction et ouvrant allègrement le cinéma à d’autres arts. Tout cela a été possible en dépit des difficultés institutionnelles de production et de diffusion auxquelles sont confrontés ces cinéastes, dans leur pays d’origine et sur le marché mondial. Notre rôle, en tant que festival, consiste à les accompagner au mieux, dans les limites de nos moyens, pour prolonger leur vaillante percée dans le monde du 7è art. Un monde qui en a plus besoin que jamais.

Tahar Chikhaoui, programmateur.

Merci à Lola Contal et Véronique Martin pour votre regard de photographes pendant le festival.

Mécénat

De nombreuses entreprises du Pays d’Apt sont toujours partenaires du Festival, avec une annonce dans ce programme. Depuis 15 ans déjà, Luberon Bio, premier mécène, apporte un soutien inestimable au Festival, et dans le même esprit, la SAS Lucisol est partenaire depuis 8 ans. Ces deux entreprises seront encore cette année associées à la projection d’un film. La jeune équipe de la Maison Suet s’engage pour la 5ème année dans cette démarche de mécénat, accueillant, en plus, l’exposition dans leur magnifique galerie.

Table ronde

Les pères fondateurs, quel héritage ?

Samedi 8 novembre à 15h00 à la Micro-Folie - entrée libre

Une centaine d’années s’est écoulée depuis la naissance de Youssef Chahine (1926) et Sembene Ousmane (1923). Souleymane Cissé nous a quittés au début de cette année. Nous nous sommes dit que le moment est peut-être venu de nous interroger sur ce qu’ils nous ont laissé. Un début de réflexion que nous entamerons avec Olivier Barlet, qui vient de présenter à l’Université de l’Indiana (USA), au mois de juin dernier, une conférence autour de deux figures essentielles de cette histoire. Nous demanderons aux cinéastes présents d’apporter un témoignage sur le rapport qu’elles/ils entretiennent avec cette mémoire.
Tahar Chikhaoui

Paulin Soumanou Vieyra (né en 1925) réalise en 1955 à Paris le premier film africain d’importance : Afrique-sur-Seine. Ousmane Sembène (né en 1923) réalise en 1963 le premier en Afrique : Borom Sarret. Les deux hommes étaient très proches. Mais comment deux hommes aussi différents pouvaient-ils s’entendre ? Au-delà de leurs divergences politiques, ils se retrouvaient dans leur vision du cinéma comme outil de conscientisation et d’éducation populaire. Cela n’allait pas sans ambiguïtés.

Olivier Barlet

Né à Paris en 1952, Olivier Barlet a été traducteur et agent littéraire pour des livres portant sur l’Afrique ou d’auteurs africains. Membre du Syndicat français de la critique de cinéma, il a longtemps écrit sur le cinéma pour Africa international, Afrique-Asie et Continental, ainsi que la revue Africultures dont il est cofondateur et son magazine Afriscope. Il a publié aux Éditions L’Harmattan Les Cinémas d’Afrique noire : le regard en question (Prix Art et Essai 1997 du Centre national de la Cinématographie, traduit en anglais, allemand et italien), ainsi qu’en 2012 Les Cinémas d’Afrique des années 2000 : perspectives critiques (traduit en anglais, espagnol et arabe). On trouve sur africultures.com quelque 1800 de ses articles sur les cinémas d’Afrique. Il est par ailleurs conseiller à la programmation du FCAPA.