Exposition

2 lieux, 3 partenaires pour rendre hommage à Kays Djilali

Ce talentueux photographe algérien, (1961-2020) méritait que le Festival lui offre les cimaises de cette 20ème édition.

C’est donc un grand plaisir de présenter son travail, sous forme de 2 ensembles bien distincts, et dans deux lieux partenaires du festival :

Maison Suet | Mécène du festival

« AURES, Patrimoine, Mémoire et résistance » est le fruit d’un travail de plus de cinq ans, une invitation à un passionnant voyage dans les Aurès. Chaque itinéraire a amené le photographe à une ou des rencontres avec des hommes ou des femmes, acteurs de la Guerre de Libération Nationale, pionniers de la chanson chaouie, écrivains, comédiens, peintres, artisans, éleveurs, gardiens de sites protégés mais aussi collectionneurs, amoureux de la chasse… toutes ces rencontres faites à Batna, Khenchla, Oum-El Bouaghi et Biskra ouvrent des fenêtres sur la géographie, l’Histoire, l’architecture, la faune, la flore, les thermes, les forêts, les sites.

Vernissage le 11 novembre à partir de 18h00.
Maison Suet, 64 Rue des Marchands.
Ouvert du mardi au samedi
9h/12h15 et 14h30/19h

Canyon de Djemina, qu’abrite le Djebel Ahmer Kheddou. Un site naturel et historique. Il est la forteresse de la reine Kahina.

« Kays Djilali ne « prend » pas des photos. Ce sont elles qui le prennent car, ce n’est qu’après s’être rempli du regard d’un bleu froid d’un paysage, d’un visage, d’un mouvement, d’une expression la plus subtile, celle même qui ne s’observe pas à l’oeil nu… » Azeddine Guerfi

« Kays Djilali est une figure marquante de la photographie algérienne post indépendance. Éclectique, prolifique et discret, il sillonne l’Algérie quarante ans durant, alternant projets professionnels et voyages privés notamment dans le désert du Sahara et les grands espaces comme les Aurès pour lesquels il se passionne. » Djamel Benramdane

Micro-Folie d’Apt

Lieu d’accueil du Festival, « Sur la route des migrants ».

La Chapelle, salle d’exposition, servira d’écrin à l’exposition Migrants, La nuit sur la figure, du photographe algérien Kays Djilali (dont une autre série, Aurès, est également à l’honneur, et présentée dans la galerie d’art de la Maison Suet).

Sur la route des migrants
(La nuit sur la figure)

Ces clichés de Kays Djilali, réalisés entre 2006 et 2008, sont le fruit d’un long travail documentaire consacré au quotidien de migrants africains en route vers l’Europe, coincés dans le désert ou au Maghreb, ou arrivés à destination après de longs périples souvent dramatiques et violents. (Ces fragments de vie et ces témoignages ont servi à la réalisation d’un documentaire de 52 minutes, « Le piège », qui raconte les destins d’hommes et de femmes ayant choisi de tenter « l’aventure », selon le terme consacré par les candidats au départ.)

Dans ces photos en noir et blanc, derrière les regards de ces hommes et de ces femmes, se dessinent des parcours qu’on devine difficiles, des histoires poignantes. Mais dans ces regards, il y a aussi une grande retenue et une dignité commune : ce sont des regards qui taisent de grandes souffrances. Ces clichés montrent aussi des lieux de vie et de labeur souvent cachés et peu connus dans les pays où ils ont été réalisés : un tanneur dans le désert de Tamanrasset, une scène du quotidien dans un ghetto improvisé à la hâte dans une banlieue d’Alger, un atelier de confection qui fait office de dortoir pour un groupe de jeune nigériens toujours en Algérie, ou encore un point de rencontre des « sans-papiers » dans un quartier populaire et pauvre de Madrid… Une partie de ce travail a été publié à Alger en 2008 sous le titre « La nuit sur la figure » (Ed. Barzakh, Alger)

Découvrir le film de Kays Djilali
Le Piège (1991)